LIVE THE EXPERIENCE

PASSIONATE

STORY

Olivier Darras

Minh-Tri Phan

Bruno Coffinières

Break Events Team

This is the story of enthusiasts ….

Attached to the region, to good wines and to the men who work the vines, Olivier Darras, Minh-Tri Phan and Bruno Coffinières wished to perpetuate a major wine event in Montpellier.

For them, one of the largest vineyards in the world must be able to count on a regional showcase to attract national and international buyers. A trade fair which offers all the winegrowers of the Mediterranean basin visibility and proximity to their clients. The opportunity to visit the wineries and the highlighting of wine tourism activities contributing to the growth and dynamism of the business sector and the region. The goal is there.

A trade fair where we share common values ​​of pleasure, authenticity and innovation. A story of enthusiasts dedicated to a sector of activity. A tradeshow serving men and women who, every day, roam their vineyards to achieve excellence.

A 100% Mediterranean fair ….

EXPORT

OF FRENCH WINES

According to the OIV in 2018, global wine consumption was estimated at 246 million hectolitres. Global wine trade reached 108 million hectolitres in volume and 31 billion euros in value. French wines are increasingly appreciated in international markets. According to some experts, two out of five bottles consumed worldwide are French.

Consumption patterns are changing. Between cultural inking and new lifestyles fostered by an overall increase in purchasing power in some countries, new wine consumers are being introduced. They appropriate brands and are increasingly interested in the quality of wine, production methods, wineries.

 In permanent contact with international buyers, Break Events, organizer of VinOmed, has seen a strong desire from buyers to be present at this regional event. Also delegations of international buyers will be invited.

WINES

TOURISM OFFER

With several million wine-tourists by year, the economic stakes related to wine tourism are important both in the tourism development of the region and in boosting wine sales. It is, therefore, a key sector for the destination.

Today the traveller is looking for meaning, discussing his stay, looking for new experiences.

Wine tourism is fully involved in this trend. Although wine cellar visits and tastings remain the most common practices, in recent years France has experienced a real revival by the experiences offered by professionals aimed at getting closer to consumers. Wine tourism is a very dynamic sector where development margins are high. The promotion, the strengthening of the quality of the offer, its visibility with the players of tourism offers (tour operators, travel agencies) are necessary prerequisites for any marketing.

Vinomed highlights producers offering services related to wine tourism. They will benefit from a special signage on their stand and on the show plan. Each visitor will be able to follow a real wine tourism route by criss-crossing through the aisles. A dedicated conference programme for producers and all players in wine tourism is also being developed.

A LOOK

AT…

Interview

Jacques Bilhac, Syndicat Terroir Pézenas

Au cœur du département de l’Hérault, le Syndicat Terroir Pézenas rassemble la quasi-totalité des producteurs de la dénomination Languedoc-Pézenas.
Publication :  Break Events Group, 6 juillet 2021
Propos recueillis par :
Bruno COFFINIERES
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Le syndicat Terroir Pézenas peaufine sa communication et participe à VinOmed

Pézenas en Languedoc

Au cœur du département de l’Hérault, Le Syndicat Terroir Pézenas rassemble la quasi-totalité des producteurs de la dénomination Languedoc-Pézenas. « Nous avons une quarantaine de structures adhérentes, caves particulières et caves coopératives. Elles sont regroupées dans 15 communes situées au nord de Pézenas » précise Jacques Bilhac qui en est le président depuis plus de 15 ans. Le vignoble s’étend sur une superficie d’environ 700 hectares. La production annuelle en AOP Pézenas est d’environ 6000 hl soit près de 800 000 bouteilles par an, qui sont commercialisées sur le marché national, en CHR, dans la grande distribution, à l’export selon les structures. Tous les segments sont représentés. La surface des entités peut aller de 3 à plusieurs centaines d’hectares (en superficie totale) et de 1 à une quinzaine d’ha (en superficie revendiquée en Pézenas).

 

Terroir et cépages

A Pézenas, le terroir se caractérise plus par son climat de faible pluviométrie et par une certaine homogénéité climatique avec des étés chauds, des hivers doux et des amplitudes thermiques assez importantes, que par sa géologie. Sur les zones classées de Pézenas, les sols sont d’origine très variées mais on distingue 3 grands types de sols : les sols schisteux, calcaires et les alluvions. D’importantes formations volcaniques, des coulées de basalte sont présentes dans les 15 communes de la dénomination. Les principaux cépages sont le grenache, la syrah, le mourvèdre, le cinsault et le carignan. « L’ensemble apporte à nos vins des tannins soyeux et une certaine finesse. Ils sont très souples très jeunes, fruités avec des notes épicées de poivre blanc et de garrigue. Ce sont des rouges exclusivement qui font d’excellents vins de garde » ajoute Jacques Bilhac.

 

Reconnaissance de l’appellation et communication régionale

Les actions du syndicat, c’est avant tout la défense du terroir : « Nous travaillons au développement de la reconnaissance de l’appellation, aujourd’hui nous sommes en Dénomination et le dossier de reconnaissance en appellation auprès de l’INAO est en fin de préparation ». Mais c’est aussi un travail de communication régionale : le festin de Molière dans un lieu différent chaque année, un diner créé par le chef étoilé Charles Fontes, pendant lequel les convives dégustent les vins en compagnie des vignerons et des vigneronnes de l’appellation, les estivales de Pézenas où le public découvre les grands vins du terroir autour d’assiettes fermières dans une ambiance musicale en aout. « Nous menons également des actions auprès des restaurateurs que nous invitons chaque année dans un lieu emblématique (terroir à la carte), et auprès des cavistes avec nos opérations millésime en février/mars. Nous sommes épaulés par l’infrastructure de l’ODG Languedoc pour l’organisation de ces événements » précise Jacques Bilhac.

Sortir de cette situation difficile provoquée par la crise sanitaire

« Le vigneron résiste. Ce métier nous broie si nous ne sommes pas résistants. La période que nous venons de vivre a été dure, nous voulons nous sortir de cette situation. L’année dernière, l’été a été porteur et a sauvé la saison après 3 mois de fermeture. Cette année, après la mévente de janvier février et mars, les mois d’avril et de mai ont comblé ce creux. Aujourd’hui les domaines accueillent plus de visites et nous espérons que les restaurants vont bien marcher. Il fait beau, les commandes affluent, nous avons l’espoir de bien travailler cet été et pour Vinomed, et bien nous espérons qu’il pourra se dérouler idéalement ».

 

Un salon à Montpellier ? j’ai vu ça d’un bon œil

Dans la continuité de ses actions, le syndicat participe régulièrement à des salons. Il était présent à Vinisud lorsqu’il se déroulait à Montpellier : « beaucoup de petites structures n’ont pas eu forcément les moyens financiers et les capacités de ventes pour suivre ce salon lorsqu’il a été centralisé à Paris. Paris, c’est forcément plus cher, dès que l’ont fait des longues distances, ça a un coût !

 Le fait que VinOmed soit à Montpellier nous a fait sauter le pas. A Montpellier nous n’aurons pas de frais de déplacements, ni d’hébergement. La subvention de la région avec son contrat RELANCE VITI nous a aidé. Il est né de la pandémie et il rend le reste à charge absorbable. Nous serons donc au complet sur un stand collectif Pézenas de 8 vignerons. Il y a eu un engouement, on a dû refuser du monde.

 Lorsque j’ai appris l’existence de ce salon VinOmed, j’ai vu ça d’un bon œil. Ça me semble de nature à permettre à notre viticulture de se développer. Le fait qu’il y ait si peu de salons professionnels dans la plus grande région viticole du monde, c’était surprenant. Les espérances sont variées mais nous offrirons une visibilité syndicale car nous sommes en quête de notoriété. Chacun aura ses objectifs, décrocher quelques marchés supplémentaires » conclut Jacques Bilhac.

Publication : Break Events Group, 7 juin 2021  break-events.net 

Propos recueillis par : Bruno COFFINIERES

Pour toutes informations complémentaires ou pour témoigner Bruno se tient à votre disposition. vinomed@break-events.com  

Interview

Françoise Antech, Maison Antech à Limoux

 A Limoux dans l’Aude, Françoise Antech mène la Maison Antech avec rigueur et droiture, mais aussi avec un brin de fantaisie et d’innovations. 
Publication :  Break Events Group, 7 juin 2021
Propos recueillis par :
Bruno COFFINIERES
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A Limoux dans l’Aude, Françoise Antech mène la Maison Antech avec rigueur et droiture, mais aussi avec un brin de fantaisie et d’innovations

Limoux dans l’Aude, pays de bulles

La maison Antech est une entreprise familiale gérée aujourd’hui par la 6eme génération. « Elle a très souvent été transmise de génération en génération par les femmes sauf avant moi, puisque j’ai repris le flambeau à la suite de mon père et de mon oncle il y a 25 ans. Baptiste, mon fils de 25 ans vient tout juste de me rejoindre pour poursuivre l’aventure ». Basée à Limoux dans l’Aude, elle produit des vins effervescents de qualité en AOC Limoux, Crémant de Limoux, Blanquette de Limoux, et de l’ AOP Méthode Ancestrale. 800 000 bouteilles sont produites chaque année dont 70% expédiées à l’export dans une trentaine de pays : « L’export est en plein développement depuis ces 15 dernières années, nous vendons aux USA, au Canada, en Europe du Nord, l’Italie est un très gros marché, au Japon. En France, nos vins sont vendus essentiellement dans le circuit traditionnel et un peu dans la grande distribution » précise Françoise Antech.

Le terroir, c’est 80% du vin

La maison exploite ses propres vignes, 20 ha à 400m d’altitude et achète également du raisin à une quinzaine de vignerons de l’appellation. Avec à gauche la méditerranée, en face les Pyrénées et à droite l’Océan, le terroir de Limoux est au cœur de 3 zones climatiques sur la ligne de partage des eaux entre mer et océan matérialisée par le seuil de Naurouze. « Le terroir, c’est 80% du vin. Nos vins sont le résultat de l’alliance de la rondeur méditerranéenne et de la fraicheur des Pyrénées – pour des effervescents c’est extrêmement important. Cette combinaison à la fois languedocienne, méditerranéenne et océanique confère à nos vins une magnifique fraicheur et la tension nécessaire à l’élaboration de grands vins effervescents. L’altitude apporte l’acidité naturelle, la méditerranée l’exubérance et l’océan une vraie vinosité » ajoute-t-elle.

 

 Une transmission en douceur, une femme engagée

Après un passage chez L’Oréal à l’export de parfums et de cosmétiques, Françoise Antech est revenue au domaine avant ses 30 ans : « Limoux est le plus bel endroit du monde. Ma vie est ici ». Elle a souhaité poursuivre l’aventure et a pour cela été accompagnée pendant 20 ans par son père et son oncle : « Une chance, et une transmission de savoir toute en douceur dans laquelle j’ai pu m’exprimer tout en restant garante de l’héritage familial teinté de classicisme, des vins de rigueur et de droiture. J’ai aussi mes OVNIS, j’aime faire des vins différents, moins classiques avec plus de fantaisie ».  Dirigeante de la maison Antech, Vice-présidente du CIVL (Conseil Interprofessionnel des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France), membre active des Vinifilles, Françoise Antech noue des rencontres, privilégie le partage et s’engage : « J’aime travailler en réseau, ça me convient très bien. Ces engagements sont importants : le CIVL c’est une mise en commun de savoir-faire pour valoriser le Languedoc. Les Vinifilles permettent le partage de compétences et d’expériences et l’entraide. Ces rencontres m’enrichissent et me nourrissent et j’essaye de leur apporter tout mon soutien en retour ».

Le confinement, une remise en cause a tous les niveaux, puis l’optimisme est revenu

Mars 2020 : « L’enfer, un tunnel sans lumière de 2 mois et demi, chiffre d‘affaire en berne, se demander si on va être malade, assumer ma responsabilité du chef d’entreprise, c’était compliqué ! Et j’ai eu de la chance car le 15 mars, mon fils est venu me rejoindre, ça nous a donné une énergie positive. On s’est remis en cause sur tout, réorganisation des services, des gammes, des packagings, du marketing, de nouvelles cuvées de vins tranquilles, lancement en cocréation de notre spritz PARDI, … sans le confinement rien de tout ça n’aurait pu être fait » ajoute Françoise Antech.

Puis l’entreprise a réouvert, les clients ont recommandé, particuliers, CHR, certains marchés extérieurs comme les USA ont été retravaillés : « Ça redémarre fort, la pression positive est revenue, l’optimisme revient et c’est tellement bien ! »

Bien avant la crise, ce marché de l’effervescent était déjà en plein essor notamment à l’export : « La France est un marché mature pour nos effervescents, c’est à l’export que nos vins se développent énormément. De plus en plus de pays l’apprécient, il y a une montée en gamme, c’est l’atout des méthodes traditionnelles françaises ».

PARDI, un véritable spritz « à la française » et drôlement bon !

PARDI, le spritz à la française est donc né de l’association des Maisons Antech et Kina Karo qui ont uni leur savoir-faire pour créer cet assemblage rafraichissant entre des bulles aériennes de Limoux et une liqueur épicée des corbières. « En mars 2020, nous nous sommes dit qu’il n’y avait pas de raisons de laisser les terrasses aux spritz Italiens ». La structure s’est mise en place en octobre et les premières livraisons ont eu lieu en mars 2021 chez les cavistes et les restaurateurs « tout a été vendu très rapidement et les résultats vont au-delà de nos espérances. C’est une liqueur 100 % naturelle obtenue par la macération de plantes qui s’associe avec un effervescent extra brut. Le PARDI est un spritz moins sucré que les spritz habituels, sans couleurs additionnelles, sans arômes artificiels. Il coche plusieurs cases : le local, le naturel, le propre, son packaging coloré est revigorant. Et vous savez quoi, le plus important ? C’est drôlement bon ! » ajoute Françoise Antech.

Le digital ne remplacera pas le reste : retrouver le client, retrouver les salons !

« Pendant cette crise sanitaire, le digital nous a permis de maintenir le lien et de travailler certains marchés. Tout le monde a été formé chez nous. Mais selon moi, il ne remplacera pas le reste. Il servira à établir le premier contact, ou à faire le point avec nos clients, mais dès que ce sera possible je saute dans le premier avion pour aller à leur rencontre. Nous avons hâte de les retrouver, de renouer contact, de faire goûter nos vins. Le vin c’est le partage.  Maison Antech sera présente à VINOMED les 25 et 26 octobre sur le stand des Vinifilles et sur le stand « Passion du Sud », un groupement de 8 vignerons créé pendant le confinement, un cercle vertueux pour la distribution ayant pour objectif de mettre leurs forces en complémentarité avec une base logistique en Vendée pour le CHR et les cavistes hors Occitanie qui ont ainsi accès à 120 références en une commande groupée.

« Quel bonheur, enfin un salon ! On en rêve ! VinOmed sera la première occasion de rencontrer le client, de lui parler en direct. Il nous permettra de retravailler le régional.  Sur les salons, il y a de l’ambiance, des échanges, on s’enrichit. On sera prêts pour VinOmed, la période en octobre est bonne pour les référencements de fin d’année. C’est une date idéale ».  

Publication : Break Events Group, 7 juin 2021  break-events.net 

Propos recueillis par : Bruno COFFINIERES

Pour toutes informations complémentaires ou pour témoigner Bruno se tient à votre disposition. vinomed@break-events.com  

Interview

Christine Deleuze, Clos Bagatelle à St-Chinian

« Le vin, je suis tombée dedans quand j’étais petite ». C’est avec son franc parler que Christine Deleuze nous délivre sa recette : un zeste de création, une pincée de passion, toujours guidée par le plaisir et la lucidité nécessaire à la période.

Publication :  Break Events Group, 3 mai 2021. 
Propos recueillis par :
 Bruno COFFINIERES

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Le Clos Bagatelle à Saint-Chinian : quand le vin rime avec plaisir, passion et innovation

« Le vin, je suis tombée dedans quand j’étais petite ». C’est avec son franc parler que Christine Deleuze nous délivre sa recette : un zeste de création, une pincée de passion, toujours guidée par le plaisir et la lucidité nécessaire à la période.

Des générations de vigneronnes

Le Clos Bagatelle, qu’elle dirige avec son frère Luc Simon est un domaine familial transmis de mères en filles et de générations en générations depuis un siècle. Le domaine est très ancien puisqu’il date de 1623 et il appartenait déjà à cette époque à une femme, une comtesse.  « Nous avons retrouvé son sceau de forme ovale gravé dans un mur de la cave ». Christine et Luc appartiennent à la 5eme génération et la 6eme pointe le bout de son nez puisque Mathieu (27 ans) et Marie (22 ans) ont déjà intégré le domaine. « Doucement la transmission de génération s’opère et c’est intéressant, cela nous dynamise » se réjouit-elle.

60 ha et 380 000 bouteilles commercialisées par an en France, Europe, Canada et Asie

Le domaine de 60 ha s’étend sur quatre terroirs distincts. Les trois terroirs reconnus de l’appellation Saint-Chinian : les parcelles de la Lauze, l’origine, dans le creux de la Vallée sur une terre argilo-calcaire, les parcelles de Donnadieu sur les mamelons des collines constituées de schistes et les parcelles d’Assignan, composées de terrasses à 250 m. d’altitude sur un sol de grès, et 8 ha de muscat à St Jean de Minervois. « Nous produisons 380 000 bouteilles par an de rouge, rosé et blanc Saint-Chinian et Pays d’Hérault, Muscat St Jean de Minervois et IGP Pays d’Hérault.  50 à 60 % de notre production est distribuée à l’export, principalement au Canada, en Europe, et en Asie (Japon, Corée du Sud et Chine). En France, nos vins sont commercialisés auprès de la clientèle traditionnelle CHR » ajoute Christine Deleuze.

Se donner du temps, penser le long terme

Christine et Luc ont repris le domaine familial au décès de leur mère. Ils sont complémentaires, Luc gère le travail de la vigne et la cave avec le personnel. Ils vinifient ensemble, créent les cuvées ensemble. Christine est arrivée en 1994 après avoir été enseignante en marketing. Elle commercialise et gère le domaine. « Ce métier est prenant et il faut avoir la fibre vigneronne et paysanne. Il faut créer, innover, penser et gérer le long terme. La vigne est une plante qui doit durer une vie, une génération et le vin est un produit vivant. Il faut être combatif, durer, mais aussi se donner du temps long. Car acquérir une notoriété prend du temps, ça se construit. C’est le charme de ce métier : on apprend avec le temps » précise-t-elle.

Élégance, féminité, fraicheur

« Comment définir nos vins ? Ce sont les meilleurs ! » ajoute Christine avec un large sourire. « Nous élaborons 15 à 20 cuvées par an. Nos vins, ce sont nos enfants. Chacun a sa personnalité, sa particularité et son caractère. Dans l’ensemble nous sommes guidés par le plaisir et l’émotion et notre savoir-faire est de plus en plus reconnu avec le temps. Cette reconnaissance des amateurs, de nos clients nous procure un immense plaisir. Ils nous le disent : nos vins se caractérisent par une certaine élégance, un côté féminin, la fraicheur, même sur nos haut de gamme puissants ».

La crise sanitaire a tout changé.

« En mars 2020, nous sommes partis de la page blanche, une grosse remise en question. Quoi faire ? Nous nous sommes recentrés sur la production, j’ai commencé à tailler la vigne main dans la main avec nos collaborateurs, il n’y a pas de confinement dans une exploitation vinicole. Puis tout s’est remis en place et peu à peu, nous avons préparé l’après COVID. Après 25 ans d’export, je savais où aller, je savais que le marché allait reprendre. J’ai aussi démarché les USA, avec de beaux résultats » précise Christine.

Un marché en constante évolution

« Nos clients ont changé. La clientèle des cavistes de quartier ronronnait. Ces commerces de proximité se sont remis au goût du jour. Ils ont désormais grand plaisir à faire découvrir nos vins à de nouveaux clients, des clients différents, qui recherchent un conseil avisé et une relation humaine. Aujourd’hui les consommateurs vont vers tous les types de vins : des vins de découverte pour le soir, une belle bouteille pour un joli plat, un blanc à l’apéritif le weekend. Le vin reprend sa place doucement, on découvre, on apprend. Lors de cette curieuse période, les cavistes des centres-villes ont tiré leur épingle du jeu. Nous avons une cave en Bretagne qui a connu une jolie progression en 2020 par rapport à 2019 ».

Et un métier qui lui aussi évolue…

« Mais cela ne date pas de la crise sanitaire, ça date de bien avant ! Nous devons désormais montrer que nous travaillons proprement. C’est un engagement pour nous. Les normes évoluent : conversion AB, agriculture biologique, certification haute valeur environnementale, biodiversité, aucun vignoble ne pourra résister à cela. Les vins eux-mêmes doivent être plus digestes, plus frais, plus adaptés aux consommateurs d’aujourd’hui. Nous avons une réponse, notre région nous permet de nous adapter, d’innover. Outre les cépages de l’appellation comme le muscat à petits grains, le grenache, le cinsault, le carignan, le mourvèdre, la syrah pour les rouges, nous cultivons aussi des cépages extrarégionaux, le cabernet franc pour certains vins de pays, la roussanne, le très rare carignan blanc. Nous testons aussi de nouveaux cépages, plus résistants aux changements climatiques comme le cépage grec assyrtiko, le verdejo espagnol, l’alvarinho portugais pour les blancs ».

Les méthodes évoluent mais rien ne vaut la rencontre physique, seul moment où le temps s‘arrête…

« Pendant le confinement j’ai participé à des présentations en ligne avec des sommeliers, en anglais devant mon ordinateur avec un auditoire de 40 personnes, ce n’est pas évident. C’est bien, la remise en question est intéressante. Idem pour les rendez-vous en visioconférence, 10 mn pour se présenter et faire déguster, un autre exercice inhabituel. Mais rien ne vaut la rencontre physique qui permet de travailler plus en profondeur : se déplacer chez le client, l’accueillir chez le vigneron ou à proximité sur un salon professionnel. Nous vivons dans un monde de contact, le salon permet la rencontre, c’est le seul moment où le temps s’arrête dans notre métier, où tout le monde se retrouve ».

VinOmed, une opportunité à Montpellier en octobre

« 2020 aura été une année compliquée mais nous avons mis l’accent sur la qualité et comptablement, nous nous sommes moins déplacés et nous n’avons pas fait de salons. Ça a compensé. Lorsque les organisateurs de VinOmed m’ont contactée, je me suis d’abord dit : encore un salon ! Mais à y bien réfléchir, c’est une opportunité ! C’est un salon régional, à proximité ! La période aussi est intéressante. Il fait encore bon en octobre, les vins rosés embouteillés en janvier février se goûtent mieux. Et c’est enfin une occasion de rencontres, nous en avons tous besoin ! » ajoute Christine Deleuze.

Vinodixvins

Christine Deleuze s’est récemment associée avec un groupe de 8 domaines de Languedoc Roussillon qui garantit aux professionnels un confort commercial et logistique sous la bannière VINOXDIVINS. « Nous exposons à VinOmed pour nous retrouver et nous faire connaitre à proximité de nos lieux de production. VINODIXVINS, ce sont donc 8 domaines, en AOC : Corbières, Côtes du Roussillon, Côtes du Roussillon Villages, Tautavel, Languedoc Grès de Montpellier, Languedoc Montpeyroux, Muscat de Frontignan, Muscat de Mireval, Minervois, Rivesaltes, St Chinian, Pic Saint Loup, en CRU :  Minervois La Livinière, Maury, Terrasses du Larzac et en IGP : Hautes Rives, Saint Guilhem le Désert, Côtes Catalanes, Oc,…. Une belle gamme panachée, des expéditions groupées, un seul interlocuteur commercial, Vinomed sera notre premier salon de l’année ! »

Publication : Break Events Group, 3 mai 2021  break-events.net 

Propos recueillis par : Bruno COFFINIERES

Pour toutes informations complémentaires ou pour témoigner Bruno se tient à votre disposition. vinomed@break-events.com  

Online

VinOmed becomes a digital tool !

From April 12, wine producers and wine tourism players participating in VinOmed will be visible for free on a dedicated platform. They will be able to present their wine products and wine tourism services, guaranteeing visibility and exchanges despite the health context.

Publication: Break Events Group, February 2021

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Since large gatherings remained suspended due to the sanitary situation, VinOmed, a 100% Mediterranean wines and wine tourism fair, will take place on October 25 and 26, 2021 in Montpellier. The show will nevertheless continue, from April 12, by becoming a digital tool, open to professional buyers until the date of the physical show. In this way, we guarantee producers visibility and prolonged exchanges despite the sanitary context.

From April 12, wine producers will be visible for free on a dedicated platform where they will be able to present their wine products and wine tourism services.

Regularly and for several months, this platform will be relayed to all professional, national and international visitors: wine merchants, restaurateurs, distributors, importers, wine tourism players, media … They will be able to consult the offers and directly solicit the producers for more information or sample request.

On October 25 and 26, 2021, the winegrowers meet their customers and prospects at the face-to-face show in Montpellier.

They benefit from visibility over several months included free of charge in the initial participation. To take advantage of it from April 12, registration must be validated before March 10. Beyond that date, registrations remain open up to one month before the physical fair, but the sooner the registration is validated, the sooner they will join the online platform for extended visibility.

The appellation unions, many of which are motivated to bring their producers together on VinOmed, are already aware of this change and support it.

 Break Events Group publication, February 2021 break-events.net

For any further information, the VinOmed team is at your disposal. They can assist you in this process in order to take full advantage of this digital tool made available to you free of charge.

vinomed@break-events.com

Rosés Wines

Climate change also threatens rosé wines

Lightness, finesse, freshness… These advantages of rosé wines are threatened by climate change. To make them last, winemakers test more resistant grape varieties and change their practices.
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Does global warming and its procession of droughts and extreme heat threaten the production of rosés, their finesse and freshness? From Provence to the Loire Valley, via the Rhône or Bordeaux, producers are preparing for these new constraints by working on the introduction or reintroduction of more resistant grape varieties and by modifying the farming practices in the vine . Ironically, rising temperatures and extended heat periods are almost assets for rosés, wines that are particularly popular in the summer, even if their consumption tends to extend throughout the year.

World rosé production has grown by more than 30% in 15 years, despite a decline in 2017 (up 10%) due to low harvests in Europe (Spain, Italy and France, three countries that produce more than half of the world’s rosés). On the consumer side, the trend is even stronger, revealing an increase in volumes of almost 30% between 2002 and 2017, with a decrease in appetite for sweet rosés offset by the success of dry rosé wines. Demand is so strong that, for the third year in a row, production is not enough. According to the Observatory, the deficit in 2017 would be 3.2 million hectolitres, for an overall production of 20.3 million. This situation also concerns France, which is still the world champion in the production and consumption of rosés.

“We’re trying to develop production space because we can’t meet the demand. Between 2017 and 2020, 750 hectares are planned for the extension of the appellation area of the Provence coasts. But competition is fierce between urban, wine and wooded spaces, especially in the Var,” explains Brice Eymard, director of the Interprofessional Council of Wines of Provence (CIVP), in this region that has made rosé its calling card (90% of wines products).

New food and health expectations – less alcohol and less sugar – also seem to encourage the consumption of lighter wines. And the rosé is well positioned to respond.

Especially popular with young people, rosé (like white) benefits from the relative dislove for red wine. In Bordeaux, after a fairly clear increase, since rosés accounted for 1% of the volume of wines some thirty years ago and 4% today, or 26 million bottles a year anyway, production remains stable. In a vineyard devoted first to reds (84% of production in 2018) and then to whites, rosé is not anecdotal. “With the decline in appetite for reds, you have to be able to offer quality rosés. For this, we have late grape varieties that work well, such as cabernets francs and sauvignons,” says Bernard Farges, president of the upper Bordeaux and Burgundy AOC union and the rosé burgundy AOC.

The aim is to regain market share in Provencal rosés, which dominate even in restaurants on the Atlantic coast, in tourist spots such as the Arcachon basin or Lacanau. “We have to work to be better known, better tasted and bought better,” insists Bernard Farges, who recalls the ancient history of this colour, since it dates back to the Middle Ages, with the French claret – much appreciated by the English, it was actually a matter of a light red.

Another major producing region, the Loire Valley boasts an increase in the consumption of its tender and dry rosés. “We strongly intend to develop dry rosés in the Loire Valley, from Nantes to Blois, and some red producers may be moving towards rosés, as feeding patterns change, with wines that will be bus off meals or for to accompany lighter dishes,” says Laurent Ménestreau, president of the Anjou Saumur Wine Federation and chairman of InterLoire’s economics and foresight committee.

New food and health expectations – less alcohol and less sugar in wine – also seem to encourage the consumption of lighter wines. And the rosé is well positioned to respond. Provided, however, that its characteristics are retained. “Clear colour, fruity aromas, finesse and freshness are what the vast majority of buyers are looking for. All regions, while maintaining their characteristics, want to meet this demand,” professes Gilles Masson, the director of the Rosé Centre, in Vidauban (Var). However, it is precisely these qualities that are threatened by climate change, with too much drought and warmer heat that alter the ripeness of the grapes. “Before, we reached 13 degrees on September 15, now it’s August 15th. Of course, you can harvest earlier, but that doesn’t solve the problem. It’s not just about sugar. Rosé is a very sensitive balance, which certainly takes into account sugar, but also acidity, polyph[molécules qui sont à la base des tannins, notamment]enols, color pigments… explains Gilles Masson.

“The threats are already there, with drought in some years, but also hailstorms, late frosts, heavy rains, sanitary pressures… In the years when these vagaries are rife, about 15% of losses are recorded. Brice Eymard, CIVP

In the vineyards, most winemakers are already working to counter the changes that are taking place. At the Castle of Bern, in Flayosc, in the Var, the winemaker confirms the analysis. “The rosés of Provence appeal for their balance in the mouth and their color, of course. At the Château de Berne, we don’t look for the exuberant side, we want finesse. And we have a problem by harvesting earlier and earlier, which means in August, because the nights stay warm and the grapes need freshness after the heat of the day,” says Alexis Cornu, who has been working on the problem of global warming for three years. I’m not going to do that.

By nature, the winemaker, and the farmer in general, faces the vagaries of nature. And the wine regions have adapted, empirically at times, to the changes that have already taken place. Because climate change has various effects. “The threats are already there, with drought in some years, but also hailstorms, late frosts, heavy rains, sanitary pressures… In the years when these vagaries are rife, we record about 15% losses. And, in the last ten years, four have been marked,” confirms Brice Eymard of the CIVP. So winemakers have no choice but to change some of their practices. The solutions exist, not all elegant, such as de-alcoholization or acidification, explains Gilles Masson. According to him, it is necessary to work upstream, “to return to nature, to adapt to climate change”: “We must revisit the way the soil and the foliage of the vine work, to protect the clusters from hot strokes, with shade trees, orientation and row spacing, mixing with other cultures or experimenting with new size techniques. »

These tips are of course valid regardless of the color of the wine. But for rosé, which claims freshness, the stakes are essential. New, more resistant grape varieties could also come to the rescue to cope with current and future conditions. In Provence, for example, caladoc and rousselie are tested. The Château de Berne set its sights on the latter, excluded from the appellation in the 1960s because it was considered too late and too quantitative. Once called the Roussanne du Var – although it is not related to the Roussanne – or rosé from the Var, this grape with fleshy berries could be reintroduced into the specifications of the Côtes-de-Provence. “It’s not very aromatic, but it’s a great complement. Rousselie brings a certain sapidity, an indispensable presence in the mouth for our rosés,” says Alexis Cornu.

Beyond taste, the main challenge is to be able to continue to produce, as Gilles Masson developed at the International Rosé Meetings held in Marseille on 22 January: “If we don’t change anything, the main risk is the decline yields and the fact that the variety and typeofness of rosés are no longer identified. »

Don’t hesitate to come and discover on Vinomed the rosé wines of our producers

Excerpt from: The Monde.fr Article published on 02 July and written by journalist Rémi Barroux. https://www.lemonde.fr/m-gastronomie/article/2019/07/02/le-changement-climatique-menace-aussi-les-vins-roses_5484367_4497540.html

Wine tourism

A journey into the heart of the vineyards

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In France, wine regions are major tourist destinations that offer a wide variety of products. A third of tourists cite wine and gastronomy as the reasons for choosing a stay.

The issues related to the economy of wine tourism are important both for the increase in the number of visitors to the wine regions and for stimulating the sale of wines. It is a key sector for the destination that carries within it the values of the art of living, the quest for meaning, exchanges and experiences, in perfect coherence with the current expectations of tourists. It is a promising market both economically and culturally, with the vineyard playing an undeniable place in France’s image and reputation abroad.

Between the Mediterranean and the Pyrenees, Roussillon is open to you infinitely!

With 320 days of sunshine a year, 40 kilometres of sandy beaches, mountains and vineyards as far as the eye can see, Roussillon offers a heavenly environment to taste its red, white, rosé and famous natural sweet wines.

Rich in landscapes with many facets, Roussillon invites you to recharge your batteries by revelling in its local products and its great wines. Between land and sea, Roussillon enjoys a sunny, warm climate, conducive to the cultivation of vines. It is an amphitheatre open to the Mediterranean to the east, bordered by three massifs: the Corbières to the north, the Pyrenees with Mount Canigou to the west and the Alberes to the south. The plain is drained by three rivers: the Agly, the Tet and the Tech.

Neophyte, connoisseur or simple curious, take the wine route of Roussillon, practice… and become experts! Explore the vineyards and visit roussillon’s winemakers, traders and cooperative wineries, where you can taste exceptional wines.

Grenache black and white, carignan, syrah, macabeu… A total of 23 grape varieties grow on various soils and are included in the composition of 14 PDOs and 3 PGIs. There is therefore not a vineyard, but vineyards in Roussillon and a rich and diverse range of wines with each its specificity, personality and place in the world of gastronomy…

Meet the roussillon producers at Vinomed.

Excerpts from: AtoutFrance.com/Oenotourisme AND  visitfrenchwine.com/visiter-vignoble-du-rousillon_oenotourisme